Biographie
La Bossobio
Prénom irlandais, nom napolitain, il naît à Marseille le 12 octobre 1962 - à la maternité de la Belle de Mai comme les vrais marseillais ! - dans une famille d’origine italienne. Petite enfance dans le quartier populaire du Panier puis, passage de l’horizontale à la verticale, émigration vers les tours des cosmopolites quartiers Nord, au treizième étage du HLM « Les Lilas ».
Ses débuts scolaires sont difficiles ; il redouble le CE1 et le CM2 ! Ça ne s’arrangera pas vraiment par la suite ! Son environnement familial est très modeste et plein d’ambiance. Sa mère est femme de ménage, son père travaille très dur sur le port où il est « piqueur de sel », caréneur oeuvrant à la révision générale des gros navires (un « chien de quai » !), mais tout va bien, le bonheur est au rendez-vous !
A six ans, Patrick intègre le club de football du quartier Saint-Just, l’US Amicale dont le siège est dans un bar tabac. Il a douze ans quand il est remarqué par des recruteurs de l’OM. Il intègre LE club où il joue libéro ;
il est très technique mais fait le moins de têtes possible pour ne pas se décoiffer ! Ses collègues de l’époque ont pour noms Derzakarian, Bruno Bellone, Laurent Paganelli, Manuel Amoros, Laurent Rousset, Jean-Marie Cantona,...Mais au bout de quelques années, il se rend compte qu’il n’a
ni la force de caractère, ni la volonté d’être footballeur à tout prix. Il a seize ans et préfère de toute façon signer au “FC boîte de nuit”....
Une tentative peu enthousiasmante et infructueuse de BEP plomberie met un terme à ses études. Il commence alors à se débrouiller : il sera ainsi coursier sur le Vieux Port, livreur de bière, plongeur au restaurant municipal (quatre cents couverts jours !), comptable, employé de mairie, serveur en brasserie, chasseur à Pigalle, vendeur de ticheurtes et programmes dans les concerts de Madonna, Roch Voisine, Sardou,....au Palais Omnisports de Bercy et en tournée, ...
A vingt ans, il part avec son cousin Pierre au Canada et aux USA pour un voyage de plusieurs mois riche en péripéties. Ils retourneront à New -York en 1988 pour y courir le fameux Marathon, à leur manière...Bosso arivera 21248ème sur 23 180 participants en cinq heures et cinquante huit minutes !
Il débarque à Paris le 31 décembre 1985, sous la neige...Pour lui, ce sera la ville où il y a deux saisons : l‘hiver et le mois d’août ! Sa vocation de comédien est relativement tardive. En 1989, il prend des cours de théâtre avec Niels Arestrup qui le dirige rapidement vers le “one man show”. En pleines fêtes du bicentenaire, il fait ses débuts en solo dans « C’est méchant » au « théâtre Marie Stuart » avec l’aide financière d’Eric Cantona. Suite à cet échec cuisant, il décide de tirer provisoirement le rideau sur cette activité et en reprend d’autres, diverses et plus rémunératrices (voir ci-dessus !) ...
Un jour, il fait la connaissance de Dominique Farrugia, tourne des essais pour Canal +, ...En 1995, il revient sur scène avec « Et voilà » au « théâtre de Dix Heures » puis au petit « Palais des Glaces » ; c’est là que survient le coup de foudre avec Claude François Jr. qui lui propose de devenir son producteur...Peu après, il rencontre Jean-Michel Ribes en recherche d’un remplaçant à Ged Marlon dans les « Brèves de comptoirs » ; il obtient le rôle qu’il joue un peu à Paris et beaucoup en tournée. Dans la foulée, Ribes décide de mettre en scène le nouveau spectacle de Patrick, « Les talons devant » créé en 97 à « La Pépinière ». En 1998, il anime pendant quelques mois avec maestria « La Grosse Emission » sur la chaîne « Comédie ! ».
En 2000, c’est “Bosso exagère” au « Palais des Glaces » mis en scène par le
« Robin-des-Bois » Pierre-François Martin-Laval. La même année, Patrick écrit, réalise et interprète son premier court-métrage “Rien ne sert de courir” produit par Louis Becker.
Au cinéma, on le voit dans « Comme une bête » de Patrick Shulman (1998),
« Les Collègues“, en 1999, et « La Grande Vie » de Philippe Dajoux, en 2000, dans lequel il incarne un ange aux côtés de Sacha Bourdeau, Stéphane Freiss, Christian Charmetant,...
En décembre 2002, il présente au théâtre de l’Odéon à Marseille puis à La Cigale à Paris son nouveau solo, « Le spectacle de ma vie » dont il est l’auteur et que Jean-Marie Gourio a mis en scène .
Pendant l’été 2003, il tourne, sous la direction de Claude-Michel Rome, dans « Zodiaque », la sérié TF 1 de l’été 2004, dans laquelle il joue l’inspecteur Spagnolo, adjoint du commissaire Keller interprété par Francis Huster ; Claire Keim et Michel Duchaussoy font aussi partie de la distribution.
Les 20 et 21 octobre 2003, il se produit pour la première fois à l’Olympia
avec « Le spectacle de ma vie ».
Fin 2004 il tourne pour TF1 sous la direction de Henri Helman, aux côtés de Natacha Amal et Bruno Slagmulder, « Mes deux maris », (remake de « La cuisine au beurre » avec Bourvil et Fernandel) qui, diffusé le 13 décembre 2005, attire 9 700 000 spectateurs, un record !
A partir de la fin 2005, notamment à Marseille, puis à la mi-janvier 2006 à Paris, à la « Comédie de Paris », il est de retour sur scène avec un nouveau spectacle « Du bonheur » - encore mis en scène par Jean-Marie Gourio - qui est de la même veine que les précédents, c’est-à-dire à tendance nettement auto-biographique.
De fin août à décembre, il tourne la deuxième série de « Zodiaque » diffusée
sur TF1 pendant l’été 2006. Au cours de la longue tournée de « Du bonheur ! » - qui se poursuivra jusqu’à fin 2007 (quelques 180 représentations au total) - il refait escale à Paris, de nouveau à La Cigale,
du 26 au 30 septembre.
En mai/juin 2007 il tourne, sous la direction de Philippe Carrèse,
un téléfilm historique dramatique qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale, « L’Arche de Babel » aux côtés d’Arthur Jugnot, Olivier Sitruk, Wojtek Psoniak, Damien Jouillerot,...Pendant l’été, il se retrouve également devant la caméra de Dany Boon pour « Bienvenue chez les chtis » où il campe un gendarme-motard sudiste, puis devant celle de Jean-Paul Rouve pour son premier film qu’il consacré à l’affaire Spaggiari dans lequel Bosso interprète un des « fameux « égoutiers ».
En 2008 il est associé au succès phénoménal de « Bienvenue chez les ch’tis » ce qui, entre autres, l’amènera, en juin, à effectuer pour la première fois de sa vie la fameuse « montée des marches » du Palais au festival de Cannes avec l’équipe du film. Au printemps il se met à l’écriture de son nouveau solo pour lequel il choisit de collaborer avec le metteur en scène, comédien et auteur Gil Galliot rencontré vingt ans plus tôt au cours de Niels Arestrup.
En décembre il tourne sous la direction de Jacques Santamaria pour France 2 un remake des « Trois messes basses » d’Alphonse Daudet dont Marcel Pagnol avait tiré un film en 1954 ; Patrick y tient le premier rôle, celui du curé gourmand Don Balaguère créé à l’époque par Henri Vilbert.
(Diffusion prévue fin mars).
Le 17 janvier 2009 il créé sur la scène de La Comédie de Paris son nouveau seul-en-scène « La Courte échelle ».
Jean-Pierre Domboy
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